« Moi je suis cash »
« Moi je suis cash, entier, moi je suis franc. »
« Moi je suis entière, moi je suis franche ».
« Ma valeur principale, ma qualité principale, c’est la franchise ».
C’est sûr que la franchise peut être une belle valeur.
En revanche, annoncer « moi je suis cash », c’est une déclaration qui peut déclencher plein de warning chez votre interlocuteur qui entend :
- je te préviens, j’ai zéro diplomatie,
- je suis sans filtre, je dis tout ce qui me passe par la tête, pas le temps de trier,
- je ne m’adapte pas, c’est aux autres de s’adapter,
- j’ai toujours raison, c’est moi le dominant,
- l’empathie, ce n’est pas pour moi.
- je suis complètement binaire.
- si ce que je dis te blesse, ce n’est pas mon problème.
Cela peut complètement ruiner votre rendez-vous meetic, votre vie perso, votre vie amoureuse, votre vie sociale et amicale. Car cela nie l’autre et le rejette.
Cela peut complètement ruiner votre entretien d’embauche, votre vie pro. surtout si vous êtes manager ou devez travailler en équipe. Car cela dit que vous ne savez pas être en relation, être à l’écoute.
Un recruteur sait que cet excès de confiance en vous cache sans doute un manque de confiance en soi.
Un thérapeute sait qu’il s’agit d’une blessure narcissique.
« Je suis trop franc, trop cash. »
Mon conseil ?
- Arrêtez de vous autoproclamer, de vous autodéfinir, car on devient ce qu’on se raconte de soi.
- Respirez. « Le sage tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. »
- Observez l’émotion à l’œuvre en vous, accueillez la, au lieu de la laisser parler à votre place.
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’éradiquer toute franchise.
Et là on entre dans le subtil.
La franchise est une qualité
Oui, quand elle est au bénéfice de la relation.
En coaching, nous pouvons apprendre d’autres modes de fonctionnement, et de mise en relation.
En PNL, nous parlons de « méta-programmes« .
Nous fonctionnons tous avec des métaprogrammes (mis en évidence par L. Cameron-Bandler).
Ce sont des filtres qui nous guident dans notre rapport de soi à soi, de soi à l’autre, et dans notre communication (verbale et non-verbale).
Par exemple :
Tri sur soi / Tri sur l’autre : le tri s’opère de manière égo-centrée ou de manière décentrée, dans l’écoute et l’accueil de l’autre.
Référence interne / Référence externe : Dans les extrêmes je suis mon seul référent, je ne me réfère qu’à moi, ou l’inverse, je me réfère toujours aux autres.
Nous avons tous une multitude de métaprogrammes, et vous comprenez que la binarité peut-être handicapante.
En coaching nous apprenons à ajuster les bons curseurs, remettre du choix pour pouvoir s’adapter.
Il ne s’agit pas de changer qui vous êtes, mais d’ouvrir à une meilleur compréhension de soi et de l’autre, ouvrir le champ des possible.
Pour en savoir plus, voici 2 excellents articles de confrères coach :
Stéphanie Dillière Brooks : Bilan de coaching
Dr Robert Larsonneur : Je communique
Et puis il y a la confiance en soi, l’estime de soi
Une personne « franche » a confiance en elle, une bonne estime d’elle même.
Une personne « trop franche » peut manquer de confiance en elle, être trop franc, cela peut-être un besoin de s’affirmer.
Et c’est dommage que cela se fasse au détriment de la relation, cela peut même générer du mal être et des tas de problèmes.
En coaching comme en hypnothérapie, nous pouvons travailler ensemble sur ces 2 points : confiance en soi, estime de soi.
Réparer les blessures narcissiques pour que la franchise demeure une belle qualité et non un défaut pénible.
Et puis, je le redis ici, il s’agit de régler les bons curseurs, un excès de confiance en soi peut être néfaste aussi.
On travaille en nuance, pour ouvrir les options, expérimenter d’autres manières d’être, donner plus de choix.
Pour mieux communiquer, mieux vivre.
N’hésitez-pas à prendre RDV pour coaching ou votre hypnothérapie (l’alliance des deux fait des merveilles).
